Un dimanche pas comme les autres
Aujourd’hui nous avons vécu une messe très spéciale. Le père Samir Nassit, originaire du Liban, est venu nous parler. A l’heure ou nous nous interrogeons sur le futur de nos célébrations du dimanche par manque de prêtres, où nos séminaires ferment faute de vocations, il nous a appris qu’en Afrique et Asie les vocations sont plus nombreuses que jamais, que les séminaristes ne trouvent pas de séminaires pour les former… Il nous a fait voir à quel point dans certains pays arabes les chrétiens sont persécutés, comme en Arabie Saoudite où, non seulement la messe est interdite mais aussi la possession d’une Bible ou d' une croix. Il nous a longuement entretenu sur les problèmes de son pays, le Liban, qui veut dire « blanc », appelé ainsi par la neige qui couvre ses montagnes. Ce pays qui comme son ancien nom dit (Phénicie du Phénix : oiseau qui renaît de ses cendres) a du renaître de ses cendres à plusieurs reprises, et comment quinze années d’efforts pour se reconstruire ont été anéanti en quelques semaines de bombardements après les événements de cette été. Il nous a fait part de l’amour des libanais pour la vierge Marie, qui a été choisie « reine » de leur pays, aussi bien par des chrétiens que des musulmans. Il nous a raconté l’amour de sa grand-mère pour la France qu’elle portait toujours dans sa prière et comment, avant de mourir, elle a demandé à son petit-fils prêtre de continuer à aimer la France et l'a porter dans sa prière. Il nous a aussi fait un cadeau : il a chanté la consécration en araméen, la langue de Jésus. En fermant les yeux on pouvait se croire au cénacle et entendre Jésus prononcer ces mots tant entendus. Le père Samir nous avait prévenu, vous ne comprendrez pas les mots avec votre tête mais avec votre cœur, et il avait tout à fait raison. Merci père Samir